samedi 18 mars 2017

Catherine Balaÿ – L’écriture à fleur de peau

Elle est discrète au premier abord, ne fait pas de vagues, mais elle a un cœur grand comme ça et une sensibilité, comme on dit « à fleur de peau ». Sa voix douce et son allure de jeune fille fraîche donnerait à penser qu’elle écrit des contes pour enfants et des poèmes fades décrivant les oiseaux et le retour du printemps. Mais il n’en est rien. Catherine écrit avec ses tripes. Elle parcourt son monde intérieur et en retire des perles rares qu’elle pose ensuite avec art sur la feuille. Ça donne des poèmes vivants, dynamiques, dont certains ressemblent à des chansons. On y sent palpiter la vie, avec ses hauts et ses bas.
En plus de la poésie, elle a également publié des nouvelles et des contes. Elle a écrit les scénarios de trois courts-métrages et réalisé deux d’entre eux.
Sa nouvelle, « Prise », a été sélectionnée au concours Quelles Nouvelles, organisé par la maison d’édition La Passe du vent, à Lyon, et publiée dans le recueil En morceaux (2008).
Elle a déjà publié, chez Abribus, deux recueils de nouvelles : « Mademoiselle ne sert à rien » et « Prise » ainsi qu’un recueil de poésie : « Nue » (ce dernier illustré par son amie, l’artiste stéphanoise Sophie Thibaudat).
Sa novella « L’appel des catacombes » sortira prochainement.
Elle est en ce moment en train d’écrire le synopsis d’un film, « Sainte-Nitouche », ainsi qu’un texte plus personnel, dont le titre provisoire est « L’enfant invisible ».
Ses principales publications:

Nue:
Recueil de textes poétiques agrémentés de dessins délicats. Si on n'aime pas, on n'achète pas...

Prise:
Prise est l'histoire d'un folklorique kidnapping qui tournera au vinaigre ...
Un jour, un homme m'a prise. Pas éprise...prise !
J'étais tranquille. Plutôt mieux. Un regard. Une caresse.
Et je suis montée dans sa voiture, me laissant guider par sa belle chemise à fleurs.




Mademoiselle ne sert à rien:
Ce recueil comprend quatre délicieuses nouvelles, mêlées à cinq textes poétiques.






  

Gaspard et Claudine:
Deux histoires courtes, flirtant avec le conte. On ne vous dit rien de plus. Si, il y a un arbre sur la couverture. 
 

dimanche 12 mars 2017

Henri Merle - Un écrivain éclectique


Henri Merle fume la pipe. Sa silhouette dégingandée se détache, pensive, sur fond de crassier stéphanois. Car l’homme est de Saint-Étienne depuis toujours. Il y traîne ses savates du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, avec vélocité. Il broge. Il se prépare, il anticipe. Déjà un nouveau texte germe dans sa caboche d’insatiable rêveur. Il affectionne tout, monsieur Merle. Tous types de textes. Tout genre littéraire. Pour peu que les mots y aient la part belle. Pièces de théâtre, contes pour enfants et contes pour adultes, écriture et composition de chansons, jusqu’au roman noir avec son inénarrable héros, Chickago Riffer (croque-mort à Lost Angeless et détective à ses heures perdues). Pour l’heure, il rédige un scénario de western « très à l’Ouest ». Il s’investit aussi au théâtre dans la compagnie des Brankignols, basée au 36 rue Badouillère, Saint-Étienne. Il joue notamment dans la pièce Papillon actuellement à l’affiche. Il est également le président du Cercle des Lettres et des Arts (association stéphanoise de promotion des arts et de la culture sous toutes ses formes).
Son style est enlevé, avec moult calembours, déployant une grande imagination, avec une écriture libre, décomplexée, poétique, drôlatique, où l’argot est souvent mêlé au langage soutenu. Au cœur de son œuvre, son héros récurrent, Chickago Riffer, perpétue la lignée des Bob Morane, et autres San Antonio. Conformément à la tradition du roman noir américain, de belles créatures plantureuses tombent inévitablement sous le charme du détective justicier de Lost Angeless (la Cité des Anges perdus).
Voici ses deux dernières publications:
Tome 1 :
Maldonne sur la Madone
Dans cette charmante histoire, notre héros, détective privé, tombe sur un pavé maudit, une jolie fille et un gros livre. Grâce au style baroque d’Henri Merle, Chickago Riffer nous apparaît dans toute sa virilité, teintée d’ésotérisme burlesque …
La Canine Infernale
Il vaut mieux perdre sa dent de lait que sa dent en or. Chickago Riffer en fait l’amère expérience. Dans une ruée vers l’or d’un nouveau genre, notre héros croisera une drôle de souris, des rats affamés, des bipèdes mal intentionnés, un homme-crapaud. Sans oublier des sortilèges d’Outre-Monde …




Tome 5 :

L’Histoire de l’homme qui prit le train « A »
La lectrice, comme le lecteur, découvrira dans cet ouvrage un louche trio de frères, un funeste calendrier, un antiquaire vampire et, pour conduire Chickago Riffer vers son destin, un mystérieux train « A » … Comme une mouche dans une toile d’araignée, notre aventurier se bat contre la fatalité ! Mais Chick Riff n’est pas une mouche. Retrouvez le style métaphysico-burlesque d’Henri Merle grâce auquel il donne vie à Chickago Riffer, personnage jamais vu à ce jour dans le roman d’Aventure.


mercredi 22 juin 2016

abribus sur le réseau facebook

Suivez abribus sur le réseau social Facebook !
Vous y trouverez notre actualité et celle de la littérature au sens large sur Saint-Etienne.
 
Et en prime, notre dernier livre, sorti début 2016.

mercredi 7 octobre 2015

Le "Carré écriture" est sorti d'imprimerie !

Bonjour à vous. 
Voici quelques photographies, qui n'en révèlent pas trop, du projet proposé à la Fête du Livre pour célébrer le trentième anniversaire de la manifestation. 
Déjà mille exemplaires pliés, grâce aux auteurs d'abribus et deux amis, merci à eux. Il n'en  reste plus que mille autres à plier !



Vous trouverez progressivement le "Carré écriture" en ville dans les lieux stratégiques, cafés littéraires, librairies, bibliothèques, etc... et bien entendu pendant la Fête du Livre sur les points d'accueils et notre stand abribus, place Jean Jaurès. 







Bonne lecture à vous, en espérant que le "Carré écriture" vous plaise. 
L'illustration est de Jon Sojo, des Arts du Forez.


Soirée abribus, samedi 17 octobre


Premier livre imprimé, il arrive !

Bonjour à vous.
Voici les premières photographies de notre tout premier livre, imprimé grâce au procédé de l'impression à la demande. Nous restons donc dans notre manière de publier, la petite série.


Nous attendons à présent le gros colis... en espérant qu'il arrive avant la Fête du Livre des 16, 17 et 18 octobre !
Il s'agit du tome 1 de la réédition de la série Roman Noir d'Henri Merle "Chickago Riffer", comprenant deux premières histoires.
Les prochains tomes suivront, un chaque année.


Nous continuerons toutefois à publier nos livres habituels, fabriqués par nos soins en reprographie, sinon nos habitués seraient déçu(e)s... 


mercredi 11 mars 2015

abribus et le Printemps des Poètes...

L'insurrection poétique, ordonnée, subventionnée par le pouvoir politique, la ratp, radio france et pourquoi pas aussi dassault armement aussi pendant qu'on y est ?
Enfin, quelques soirées sympas à Saint-Etienne auxquelles participent les auteurs d'abribus !
 
Le 14 mars
Théâtre de poche des "Brankignols"
36, rue Badouillère
20h 30
Deuxième séance de "tes mots sous les projos".
La première a rencontré beaucoup de succès.
Le principe: six personnes sur scène content, chantent, déclament, slamment...

Le public est convié à venir sur  cette scène pour dire des textes de sa composition ou des textes qu'il apprécie.
Prix d'entrée: 6 euros, spectacle suivi d'une petite collation.
Comme le nombre de places est limité, il vaut mieux réservé
au 06 11 38 37 65.
Amitiés Poétiques.

https://www.facebook.com/brankignols
 
21 mars
dans une galerie, infos à suivre !

Rencontre et dédicace à la librairie L'Etrange Rendez-Vous

VENDREDI 27 MARS
à partir de 16h
Rencontre et dédicace
avec deux auteurs des éditions Jarjille.
Libraire L'Etrange Rendez-Vous
1, rue Faure Belon, Saint-Etienne
proche Bourse du Travail
Arrêt tramway Victor Hugo

Bettina Egger
pour "Transsibérien", un récit de voyage...http:/.../www.jarjille.org/…/bande…/un-voyage-en-transsiberien/

Augel
pour "Jean-Baptiste", sur la vie d'un drôle de chien... http://www.jarjille.org/produc…/augel-william/jean-baptiste/

 VENEZ NOMBREUX !
 
 
 

mercredi 11 février 2015

URGENT soutenir la librairie BD L'Etrange rendez-vous

 Bonjour à toutes et à tous.
Si vous aimez la bd et le petit commerce de proximité honnête, un message urgent, à diffuser largement, merci par avance .

L'excellente librairie bd "L'Etrange Rendez-vous" a fermé trois semaines, suite à la maladie du libraire. Elle est de nouveau ouverte, mais cette absence de ventes durant les trois semaines met véritablement en péril sa situation financière...

Vous pouvez donc aller acheter vos bds en ce mois de février, toutes les nouveautés sont arrivées ! C'est le meilleur moyen de soutenir ce haut-lieu stéphanois de la bd de qualité, franco-belge, indépendants, mangas, etc...
Il existe aussi un bon rayon de bds d'occasion, en général à 4 euros.
abribus

L'Etrange Rendez-vous
1, rue Faure Belon, proximité Bourse du Travail
arrêt tramway Victor Hugo.
Ouvert de 14h à 19h pour février, du lundi au samedi

samedi 31 janvier 2015

Soirée abribus le mardi 10 mars !

Café Remue-Méninges
59, rue Désirée Claude
proche Faculté Jean Monnet
Mardi 10 février 2015 à 20 heures
 
SOIREE ABRIBUS
 
Rencontre avec l'association et éditeur abribus, la Stéphanoise d'Ecriture et les humains qui s'y cachent.
Depuis bientôt 14 ans, l'Association abribus, publie des auteur(e)s locaux. Romans, contes, nouvelles, poésies, CD de chansons, le catalogue est riche... Chaque année de nouvelles publications, que vous connaissez peut-être.
Mais derrière les livres, derrière les chansons, se cachent des auteurs des êtres de chair et de sang qui vous proposent une rencontre autour de leurs ouvrages dont ils feront vivre les mots en direct.
Soyez nombreux à venir accompagné(e)s pour cet instant de partage. 
La littérature, ce sont des mots, toujours des mots, mais les mots bien choisis, c'est la vie !
 
Nous aurons bien sûr nos livres avec nous !
Les auteurs d'abribus

mardi 13 janvier 2015

Capitale des Taudis, numéro 15 et 16





poète chanteur Rémo GARY au Théâtre Libre de Saint-Etienne

Samedi 24 janvier à 20h15 
Le poète chanteur Rémo GARY revient au Théâtre Libre avec un nouveau tour de chant "IDÉES REÇUES". 
Juste quelques mots, pris çà et là à la critique: il charrie un torrent de haute poésie, alchimiste des mots, des mots qui glissent qui ripent, un homme modeste et ses chansons géantes, bref un poète. 
Et pour finir, lisez le mot de Michel KEMPER au verso du tract…
Alors réservez vite vos places! 


Théâtre Libre
48, rue Désiré Claude 
42100 Saint-Étienne
04 77 25 46 99
06 86 86 22 98

Capitale des taudis, numéro 14


mercredi 7 janvier 2015

Pour Charlie, pour nous tous

Pour Charlie, pour nous tous
SAINT-ETIENNE 
Rassemblement ce mercredi soir 
devant le club de la presse 18h 
rue Remy Annino

Réunissons-nous également 
DEMAIN JEUDI 8 janvier
18h place Jean Jaures


mardi 6 janvier 2015

Une poésie d'Henri Merle, "Y'a plus de printemps"

Y'a plus de printemps

Y'a plus d'printemps
Souffle le vent
Dans not'ruelle
Plus d'lilas blanc
Plus de saisons
Plus d'hirondelles
Ni de pinsons
L'calendrier
Est frelaté
Faut-y se plaindre
Aux Pététés?

Ce vilain vent
Ce vent navrant
Dans not'ruelle
Ah! si seul'ment
Il était dû
A un'mété-
O saugrenue...
C'est point la faute
Aux vieux spoutniks
Si nos lilas
Sont rachitiques

S'y a plus d'printemps
Plus d'lilas blancs
Dans not'ruelle
Si a présent
Y'a plus d'saisons
Qu'les hirondelles
Nous font faux bond
C'est qu'dans nos coeurs
Tous cabossés
D'autres lilas
Ont trépassé....

Où es-tu flût' ma p'tit' Nanou?
Pourquoi t'es-tu tirée d'chez nous?
J'ai beau fredonner nos p'tit's chansons
L'soleil est moins chaud qu'un glaçon....
Pourquoi se plaindre aux Pététés?
Si nos lilas sont décédés?
Plus a pein'de se tracasser...
C'est dans nos coeurs que c'est cassé.

extrait du recueil
BLUES DU BIPÈDE
et autres chansonnettes
d'Henri Merle

dimanche 4 janvier 2015

Série d'humour, les" Lettres au Maire", par Gaston Jouve

Le 24 juin 
Pour Monsieur le Maire

Monsieur le Maire, je suis une vieille pratiquante catholique et je suis scandalisée par ce que vous faites subir à notre église, avec la complicité je dois tristement le concéder, de notre clergé qui vraiment devient indigne de sa charge. Ces idiots ne pensent qu’à baffrer à Pâques et à Noël, oubliant l’esprit de Jésus !
Et ne venez pas me dire que rien n’est de votre faute ! Que vous est-il passé par la tête pour avoir autorisé l’installation sur le toit de la nef de ces affreux relais pour téléphones portables ? Ils défigurent l’harmonie visuelle qui est censée faire le lien entre les fidèles et notre Dieu. Quant à ces instruments du Diable, ils transforment les hommes en étrangers les uns aux autres, préférant parler dans des boîtes en plastique plutôt qu’à leurs semblables qu’ils côtoient. 

J’ai vraiment compris à quel point vous étiez un ennemi de notre religion lorsque des fous sont montés sur notre clocher enlever notre coq pour y installer à sa place une éolienne, censée rendre indépendante d’un point de vue énergétique l’église. Mais je ne veux pas que nous devenions indépendants d’un point de vue énergétique ! Je veux que notre église ne devienne pas ridicule !
Déjà vous en avez installé deux autres sur le transept, c’est insupportable ! Nos ancêtres emplis de foi qui ont construit notre église n’auraient pas supporté de telles horreurs.

Vous pouvez vous attendre à une fin de mandat agitée. Votre matérialisme dégoulinant de mépris pour toute valeur religieuse ne nous fait pas peur. 
Nous vous vaincrons.

Hortense Luquet, croyante

samedi 3 janvier 2015

Une poésie de Catherine Balaÿ, "Tous les sens"

Tous les sens

Je suis allée promener le chien, ce matin, mon chéri. Je suis restée dans un grand fauteuil à écouter de la musique. Tu n’étais pas là. Dans notre maison. Tu travaillais. J’écoutais de la musique.
Dans tous les sens, mon amour. Dans tous les sens, dans tous les coins. L’amour-passion, l’amour-désir, l’amour-charnel, l’amour trésor et cocon, et risqué aussi. L’amour qu’on se cocoone. L’amour sous toutes ses formes. Sur tous les points. Faire le point, la balance, entre ce qui colle et ce qui ne colle pas.

J’ai décidé de préparer à manger. J’ai mis du temps à me décider. Tu es arrivé. Enfin ! tu as râlé, contre le temps, contre les grèves, contre ton patron, ce con. Moi, le repas préparé, j’étais dans mon boudoir à parcourir mon corps d’encens. Parce que, de baumes, tu ne le caresses plus.
Tu as allumé la télé.

Dans un sens, mon amour, je me balance entre solitude parfumée et repas communs vides de sens. Dans tous les sens, mon amour… Je parcours le problème dans tous les sens. J’aimerais tout. La même longueur d’onde partout. 

J’accepterais moins, même. Mais au moins l’essentiel. L’essentiel, ça n’y est pas. On est un couple dans une maison. La balance penche du côté moins zéro.

Je m’enfonce dans mon lit. Je ne sais plus l’odeur de ta main sur mon ventre. Cette irrigation. Un bon bouquin. Mais la vue se brouille. Tu râles encore, un dernier coup, en haut dans le salon : j’ai dû mal ranger quelque chose. Quand tu descendras, je ferai mine de dormir. Tu me reprocheras quand même – il semble qu’il faut que ça sorte, même si je me la joue au bois dormant. Je serrerai mon oreiller. Ma main. Puis je mettrai l’oreiller sur mon ventre. Pour me réchauffer.

Dans tous les sens, dans quelque sens que j’aille, j’ouvre la bouche mais aucun son ne te touche. Je demande mais aucune requête n’éclôt. C’est quelque chose dans une maison. Sans mon rein balancé par ton rein.
C’est quelque chose. Ça doit bien être quelque chose. C’est quelque chose, ça doit bien être quelque chose.
Je cherche dans tous les sens, mais ça n’a plus de sens. Je cherche. Dans tous les sens. Mais ça n’a plus de sens.

Extrait du recueil Nue
illustré par Sophie Thibaudat

Série d'humour, les" Lettres au Maire", par Gaston Jouve

Monsieur le Maire.

Il y a beaucoup trop d’oiseaux partout. Je dois laver tout le temps mon balcon à cause des crottes et mon mari doit laver sa voiture souvent aussi car nous n’avons pas de garage à cause qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde. Il faut les tuer vite fait sinon mon mari va le faire et je veux pas qu’il blesse quelqu'un déjà qu’il est maladroit quant il veut m’aider au ménage.
On habite l’immeuble "Jacques-Yves Cousteau" près du parc où les bestioles font leur nid.

Toetra Raharijaonarivelo, épouse Rajaonarivony

Soirée gourmande et musicale !


mercredi 31 décembre 2014

Les voeux d'abribus pour 2015 !

Les auteurs de l'association vous souhaitent de grandes lectures. 
Et allez acheter en librairies et bouquinistes !